Au Costa Rica, chaque journée de voyage peut passer d’un réveil au chant des singes hurleurs à un coucher de soleil sur une plage du Pacifique, après une baignade dans des sources chaudes volcaniques. Avec plus de 25 % du territoire classé en parcs nationaux ou réserves, une dizaine de volcans actifs surveillés et deux façades maritimes, ce petit pays concentre une densité d’expériences unique au monde. Bien organiser vos visites et activités devient donc essentiel pour profiter au maximum de ce « laboratoire vivant » de la biodiversité, sans transformer le séjour en marathon. Entre itinéraires emblématiques, observation de la faune, plages, aventure, agrotourisme et logistique, chaque choix aura un impact direct sur la qualité de votre voyage au Costa Rica.

Itinéraires incontournables pour un premier voyage au costa rica : san josé, vallée centrale et grands axes de déplacement

Pour un premier voyage au Costa Rica, la majorité des itinéraires commencent à San José et dans la vallée Centrale. La capitale n’est pas une destination balnéaire, mais elle facilite l’accès aux volcans Poás, Irazú et Barva, à la région caféière de Tarrazú et aux principaux axes routiers. En 1 ou 2 jours, vous pouvez visiter le marché central, le Musée de l’Or précolombien ou le Théâtre national, tout en vous acclimatant au décalage horaire et à l’altitude (environ 1 100 m). Cette zone concentre aussi la plupart des agences de location de voiture, des terminaux de bus longue distance et des cliniques, utiles pour un voyage nature et aventure bien encadré.

Les grands road trips de 10 à 21 jours articulent généralement la découverte du pays en quatre blocs géographiques : Caraïbe nord (Tortuguero), cordillère centrale (Arenal, Monteverde, Sarapiquí), Pacifique central (Manuel Antonio, Uvita) et péninsules (Nicoya ou Osa). Pour limiter les temps de route, un bon repère consiste à prévoir en moyenne 3 à 4 heures de trajet entre chaque grande étape, avec quelques journées plus longues pour rejoindre Tortuguero ou la baie de Drake. En haute saison (décembre-avril), la réservation anticipée des hébergements proches des parcs nationaux les plus populaires devient quasi indispensable, car certains sites limitent volontairement la capacité d’accueil pour des raisons de conservation.

Exploration des parcs nationaux emblématiques : tortuguero, corcovado, arenal, rincón de la vieja, manuel antonio

Safari-bateau dans les canaux de tortuguero : observation des tortues marines, caïmans et aras verts

Le parc national de Tortuguero est souvent décrit comme une « mini-Amazonie » accessible en quelques heures de bus et de bateau depuis San José. L’expérience type combine un safari-bateau à l’aube dans un labyrinthe de canaux bordés de forêt tropicale et une randonnée sur les sentiers côtiers. Vous y observerez selon la saison des tortues vertes, caïmans, singes araignées, toucans et aras verts. Les données des autorités locales indiquent que plus de 20 000 tortues vertes viennent y nicher certaines années, ce qui en fait l’un des plus grands sites de nidification au monde. Pour une observation responsable, la présence d’un guide naturaliste certifié est vivement recommandée.

Randonnées naturalistes guidées dans le parc national corcovado au cœur de la péninsule d’osa

Sur la péninsule d’Osa, le parc national Corcovado est considéré par de nombreux biologistes comme l’une des zones les plus riches de la planète en terme de biodiversité. Sur le célèbre sentier Sirena–La Leona, vous avez des chances d’apercevoir les quatre espèces de singes du pays, des tapirs de Baird, des aras rouges, et, pour les plus chanceux, la silhouette furtive d’un jaguar. Les statistiques du parc indiquent la présence de plus de 500 espèces d’arbres et près de 140 espèces de mammifères. Les randonnées se font obligatoirement avec guide, sur 1 à 3 jours, avec nuits en station de recherche ou lodges proches, ce qui assure à la fois sécurité et interprétation naturaliste de qualité.

Ascension du volcan arenal et sentiers de lave : miradors, faune endémique et sources chaudes de la fortuna

Le volcan Arenal domine la ville de La Fortuna de sa silhouette conique parfaite. Si l’ascension directe du cratère n’est plus autorisée pour des raisons de sécurité, plusieurs sentiers balisés permettent de marcher sur d’anciennes coulées de lave, d’atteindre des miradors spectaculaires et d’observer la régénération de la forêt. Les sentiers d’Arenal 1968 ou du parc national offrent des panoramas sur le lac Arenal et sur la cime des forêts secondaires où vivent coatis, agoutis, colibris et tangaras. Après les randonnées, les nombreuses sources chaudes naturelles, issues du gradient géothermique du volcan, apportent une dimension thermale très appréciée, surtout après une journée intense de trek ou de canopy.

Treks volcaniques et bains de boue au rincón de la vieja : fumerolles, bouillonnements et chutes d’eau thermales

Le parc national Rincón de la Vieja, dans la cordillère de Guanacaste, est un terrain de jeu fascinant pour comprendre le fonctionnement d’un système volcanique actif. Les sentiers Geysers et Las Pailas traversent une zone de fumerolles, mares de boue bouillonnantes et solfatares rappelant certains paysages d’Islande. L’accès au sommet du volcan est ouvert ou fermé selon l’activité, ce qui impose de vérifier l’état des sentiers auprès des autorités du parc. Les statistiques du SINAC montrent que Rincón de la Vieja enregistre une fréquentation en hausse de plus de 30 % ces dernières années, portée par l’intérêt grandissant pour les bains de boue et les chutes d’eau thermales, très prisés après la randonnée.

Combiner plage et faune côtière au parc national manuel antonio : sentiers costas, playa espadilla et playa manuel antonio

Le parc national Manuel Antonio est souvent le premier contact des voyageurs avec la faune costaricienne. Sur quelques kilomètres carrés, les sentiers Costas et Perezoso permettent d’observer paresseux, capucins à face blanche, ratons-laveurs, iguanes et de nombreux oiseaux, avec des probabilités de rencontre bien supérieures à la moyenne nationale. Les plages de sable blanc, Playa Manuel Antonio et Playa Espadilla Sur, offrent une baignade dans des eaux calmes propices au snorkeling de bord. La capacité d’entrée est limitée chaque jour et la billetterie fonctionne désormais principalement en ligne, une évolution récente qui améliore la gestion du flux, mais impose d’anticiper davantage la visite.

Activités d’écotourisme et d’observation de la faune : birdwatching, herping, safaris nocturnes et réserves privées

Birdwatching sur la cordillère de talamanca : quetzal resplendissant à san gerardo de dota et cerro de la muerte

La cordillère de Talamanca est un haut lieu du birdwatching en Amérique centrale. Entre 2 000 et 3 000 m d’altitude, les forêts de chênes et de bambous abritent le mythique quetzal resplendissant, espèce emblématique pour de nombreux ornithologues. Les guides locaux de San Gerardo de Dota connaissent parfaitement les zones de nidification saisonnières et adaptent les horaires de sortie pour maximiser les chances d’observation, particulièrement entre février et mai. Des études récentes estiment que plus de 50 espèces d’oiseaux endémiques ou quasi endémiques fréquentent ce corridor biologique, ce qui en fait une étape prioritaire si l’observation d’oiseaux rares figure parmi vos objectifs de voyage au Costa Rica.

Observation des paresseux, singes hurleurs et capucins dans les réserves de sarapiquí et du rio san carlos

Les plaines humides de Sarapiquí et du Rio San Carlos offrent une excellente alternative aux parcs très fréquentés, avec des réserves privées et couloirs forestiers où paresseux, singes hurleurs et capucins sont particulièrement actifs tôt le matin et en fin de journée. Ces zones agricoles en mosaïque, entre bananeraies, plantations d’ananas et forêts-galeries, jouent un rôle clé dans la connectivité écologique nationale. Plusieurs études de terrain menées sur la dernière décennie montrent que ces paysages agroforestiers abritent jusqu’à 70 % de la richesse en mammifères de certaines zones protégées voisines, d’où l’intérêt de séjourner dans des lodges naturalistes qui protègent activement la végétation riparienne.

Herping et safaris nocturnes en forêt tropicale humide : grenouilles arboricoles et ophidiens à la fortuna et cahuita

Les safaris nocturnes, souvent axés sur le herping (observation des amphibiens et reptiles), constituent l’une des activités les plus pédagogiques pour comprendre le fonctionnement d’un écosystème tropical. À La Fortuna ou Cahuita, un guide compétent vous aide à repérer les grenouilles arboricoles multicolores, les rainettes aux yeux rouges, les serpents arboricoles et parfois des vipères, à une distance sécurisée. Les chiffres des inventaires locaux font état de plus de 150 espèces d’amphibiens et reptiles dans certaines aires protégées, un argument fort pour privilégier les sorties avec des opérateurs qui respectent strictement les distances d’observation, l’usage de lampes à lumière filtrée et l’interdiction de manipulation des animaux.

Visites naturalistes dans les refuges privés : la selva biological station, monteverde cloud forest reserve, Curi-Cancha

Les réserves privées comme la station biologique La Selva, la Monteverde Cloud Forest Reserve ou Curi-Cancha complètent de manière précieuse le réseau des parcs nationaux. Ces propriétés gérées par des ONG, des universités ou des familles engagées protègent des habitats clés, tout en finançant des programmes de recherche et d’éducation. À Monteverde, la combinaison de cloud forest, de jardins de colibris, de ponts suspendus et de sentiers d’interprétation permet d’illustrer concrètement le rôle des forêts de nuages dans le cycle de l’eau. La Selva, de son côté, est un hotspot de recherche internationale sur la dynamique des forêts tropicales, avec plus de 400 espèces d’oiseaux recensées, un chiffre comparable à la totalité de l’avifaune de certains pays européens.

Suivi des cycles de nidification des tortues marines à tortuguero, ostional et playa grande (parc national las baulas)

Le Costa Rica est un site majeur pour la conservation des tortues marines, avec différents cycles de nidification selon les espèces et les côtes. À Tortuguero, les tortues vertes viennent pondre principalement de juillet à octobre, tandis qu’à Ostional les spectaculaires arribadas de tortues olivâtres se produisent plusieurs fois par an, souvent autour de la nouvelle lune. À Playa Grande, dans le parc national Las Baulas, la tortue luth, la plus grande du monde, utilise encore certaines plages pour la ponte. Les protocoles d’observation encadrent strictement la taille des groupes, l’usage des lumières et la distance minimale, ce qui permet d’allier expérience inoubliable et impact minimal sur les femelles en nidification.

Plages et littoraux du costa rica : caraïbe sud, pacifique central et péninsules de nicoya et d’osa

Ambiance caraïbe à puerto viejo, cahuita et manzanillo : snorkeling, récifs coralliens et culture afro-caribéenne

Sur la côte caraïbe sud, Puerto Viejo, Cahuita et Manzanillo offrent un mélange singulier de plages, de récifs coralliens et de culture afro-caribéenne. Le parc national de Cahuita protège un récif où une trentaine d’espèces de coraux durs et mous ont été identifiées, ainsi que plus de 120 espèces de poissons récifaux. Les sessions de snorkeling encadrées y sont particulièrement intéressantes pendant la saison sèche caraïbe (février-avril et septembre-octobre), quand la mer est plus calme et la visibilité optimale. L’ambiance rasta, la cuisine créole au lait de coco et les petits cafés de plage créent un contraste marqué avec la cordillère centrale et les vallées caféières.

Pacifique central : jaco, herradura et esterillos pour surf, sorties en catamaran et observation des baleines

Entre Puntarenas et Dominical, le Pacifique central concentre une grande partie de l’offre balnéaire et nautique du pays. Jaco et Herradura sont des bases pratiques pour des cours de surf, des sorties en catamaran vers les îles voisines et, selon la saison, l’observation des baleines à bosse. Les données compilées par des ONG locales indiquent deux grandes saisons d’observation : de juillet à octobre (population australe) et de décembre à mars (population boréale). Esterillos, un peu plus au sud, propose une ambiance plus tranquille avec de longues plages propices aux balades au coucher du soleil, en complément des visites de Manuel Antonio ou du parc de Carara, réputé pour ses aras rouges.

Péninsule de nicoya : santa teresa, nosara, sámara et playa conchal pour surf, yoga retreats et plages de sable blanc

La péninsule de Nicoya est devenue une destination phare pour les séjours combinant surf, yoga et farniente sur des plages de sable blanc ou doré. Santa Teresa et Nosara attirent une communauté internationale de surfeurs, digital nomads et yogis, avec une offre croissante de retraites bien-être. Sámara, plus familiale, dispose d’une baie protégée adaptée au kayak et au stand up paddle, tandis que Playa Conchal séduit par son sable composé de fragments de coquillages broyés. Cette région fait également partie des « zones bleues » identifiées par plusieurs études démographiques, où l’espérance de vie dépasse largement la moyenne mondiale, un argument de plus pour ralentir le rythme quelques jours et s’immerger dans la « Pura Vida ».

Baie de drake et golfo dulce sur la péninsule d’osa : écosystèmes marins, dauphins et plongée sous-marine à isla del caño

Sur la péninsule d’Osa, la baie de Drake et le Golfo Dulce offrent des écosystèmes marins d’une richesse exceptionnelle. Les relevés scientifiques montrent que le Golfo Dulce est l’un des rares fjords tropicaux profonds au monde, refuge pour de nombreux cétacés et requins. Depuis la baie de Drake, des sorties en bateau permettent de rejoindre Isla del Caño, réserve biologique où la plongée sous-marine et le snorkeling donnent accès à des récifs peu profonds abritant requins récifaux, raies aigles, tortues imbriquées et bancs de poissons tropicaux. L’association de ces activités marines avec les randonnées à Corcovado fait de la région d’Osa une destination de choix pour un voyage nature intensif.

Spots de surf emblématiques : tamarindo, playa avellanas, dominical, pavones et salsa brava

Pour les amateurs de surf, le Costa Rica est une destination de classe mondiale. Tamarindo est le camp de base classique pour débuter ou progresser, grâce à des vagues régulières et à une infrastructure complète de surf schools et de locations. Playa Avellanas et Playa Negra, accessibles en 4×4, proposent des vagues plus puissantes pour niveaux intermédiaires à avancés. Plus au sud, Dominical offre une atmosphère bohème avec une plage connue pour ses beach breaks consistants, tandis que Pavones, près de la frontière panaméenne, est célèbre pour l’une des plus longues gauches du monde, pouvant atteindre près d’un kilomètre par bonnes conditions. Sur la côte caraïbe, Salsa Brava s’adresse aux experts, avec un reef break puissant réservé aux surfeurs expérimentés.

Tourisme d’aventure et activités outdoor : canopy, rafting, canyoning, plongée et trekkings

Circuits de canopy et tyroliennes à monteverde et arenal : ponts suspendus, zipline et canopy tours panoramiques

Les circuits de canopy font partie des images les plus diffusées du tourisme d’aventure au Costa Rica. À Monteverde et Arenal, de longs parcours de tyroliennes permettent de survoler les canopées forestières à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, avec parfois des câbles de plus d’un kilomètre. Associés à des ponts suspendus panoramiques, ces tours offrent un point de vue unique sur l’architecture de la forêt et la stratification de la végétation. Les opérateurs les plus sérieux fournissent des équipements certifiés, des briefings de sécurité détaillés et limitent le nombre de participants par départ, un critère à vérifier si vous recherchez un canopy tour à la fois spectaculaire et respectueux de l’environnement.

Rafting sur les rivières pacuare, sarapiquí et savegre : niveaux de rapides, sécurité et logistique des descentes

Le rafting au Costa Rica s’est fortement professionnalisé au cours des vingt dernières années, avec des normes de sécurité proches de celles en vigueur en Amérique du Nord. La rivière Pacuare, classée parmi les plus belles descentes du monde par plusieurs magazines spécialisés, propose des rapides de classe III à IV dans un canyon recouvert de forêt primaire. Sarapiquí offre des sections plus accessibles pour les débutants, tandis que la Savegre, près de Manuel Antonio, combine rapides modérés et arrêts baignade sous les cascades. Les statistiques des opérateurs sérieux montrent des taux d’incident très faibles, grâce à l’encadrement par des guides certifiés et l’usage systématique d’équipements adaptés (casque, gilet, briefing secourisme).

Canyoning et rappels de cascades à la fortuna, turrialba et uvita : briefing technique et équipement spécialisé

Le canyoning, ou rappel de cascades, s’est imposé comme activité phare à La Fortuna, Turrialba et Uvita. Encadré par des guides spécialisés, ce type de sortie associe descentes en rappel sur des parois mouillées, sauts dans des vasques naturelles et progression dans le lit de la rivière. Avant d’entrer dans le canyon, un briefing technique explique les gestes de base, le fonctionnement du baudrier et du descendeur, ainsi que les règles de sécurité collective. L’usage de cordes statiques, de casques et de chaussures adaptées limite les risques dans un environnement intrinsèquement exigeant. Pour un premier voyage au Costa Rica, cette activité offre une belle porte d’entrée vers l’aventure, à condition de choisir une difficulté adaptée à votre niveau.

Plongée bouteille et snorkeling à isla del caño, isla catalina et papagayo : récifs, mantas et requins récifaux

Pour la plongée bouteille, les principales zones d’intérêt se concentrent autour d’Isla del Caño (péninsule d’Osa), Isla Catalina et l’archipel de Murciélago dans la région de Papagayo. Ces sites attirent régulièrement raies mantas, raies aigles, requins de récif, tortues vertes et grands bancs de carangues. Les centres de plongée locaux rapportent une visibilité moyenne variant entre 10 et 25 m selon les saisons, avec des eaux plus chaudes de décembre à avril. Le snorkeling reste possible dans des baies abritées comme Conchal, Sámara ou certaines criques du parc Marino Ballena, avec une faune certes moins spectaculaire qu’en plongée profonde, mais très accessible pour les familles.

Trekkings longue distance : sendero Sirena–La leona au corcovado, cerro chirripó et cerro kamuk

Pour les randonneurs aguerris, le Costa Rica propose plusieurs treks emblématiques. Outre le sentier Sirena–La Leona au Corcovado, le Cerro Chirripó, point culminant du pays (3 821 m), offre une ascension de deux jours avec nuit en refuge. Par temps clair, le panorama depuis le sommet permet d’apercevoir à la fois le Pacifique et les Caraïbes, une expérience rare à cette latitude. Moins connu et plus sauvage, le Cerro Kamuk, dans la cordillère de Talamanca, demande davantage de jours de marche et une logistique complexe, souvent organisée avec des guides autochtones. Ces itinéraires exigent une bonne préparation physique, une acclimatation minimale à l’altitude et une réservation en amont des permis et refuges.

Agrotourisme, caféiculture et tourisme rural communautaire : fincas, coopératives et expériences immersives

Visites de plantations de café à la vallée centrale : doka estate, britt coffee tour et coopératives de tarrazú

La caféiculture occupe une place historique dans le développement du Costa Rica. Autour de la vallée Centrale et de Tarrazú, des fincas comme Doka Estate ou des coopératives locales proposent des visites guidées détaillant chaque étape de la filière : sélection des variétés, récolte manuelle, séchage, torréfaction et dégustation. Les chiffres du ministère de l’Agriculture indiquent que le café représente encore environ 7 % des exportations agricoles du pays, malgré la concurrence de l’ananas et de la banane. Pour le voyageur, une demi-journée dans une plantation permet de comprendre pourquoi le café costaricien de haute altitude est si prisé, tout en soutenant des modèles économiques plus durables, souvent certifiés fair trade ou biologiques.

Expériences de tourisme rural communautaire à la fortuna, sarapiquí et bribri de talamanca

Le tourisme rural communautaire offre une alternative enrichissante aux grands circuits standardisés. À La Fortuna et Sarapiquí, des familles ouvrent leurs maisons et leurs petites exploitations pour partager les savoir-faire agricoles (cacao, canne à sucre, ananas, fruits tropicaux) et la cuisine traditionnelle. Dans la région Bribri de Talamanca, sur la côte caraïbe, certains villages ont développé des projets d’accueil en cabanes, avec visites des jardins agroforestiers et explication des systèmes de médecine traditionnelle. Ces expériences immersives favorisent un contact direct avec les habitants, une répartition plus équitable des revenus du tourisme et une compréhension plus fine des défis sociaux et environnementaux auxquels le pays fait face.

Dégustations de cacao et ateliers chocolatiers artisanaux à puerto viejo, la fortuna et sarapiquí

Le cacao, longtemps cultivé par les peuples autochtones des Caraïbes, connaît un renouveau remarquable, porté par la tendance mondiale au chocolat bean-to-bar. À Puerto Viejo, La Fortuna ou Sarapiquí, de petites fermes organisent des ateliers où vous découvrez la transformation de la fève en tablette : fermentation, séchage, torréfaction, broyage et conchage. Selon les dernières données du secteur, la production de cacao fin d’arôme au Costa Rica reste modeste à l’échelle internationale, mais fortement valorisée par la qualité. Pour le voyageur, participer à un atelier chocolatier permet d’apprécier la complexité de ce produit, d’expérimenter des recettes traditionnelles à base de cacao et d’acheter directement auprès des producteurs.

Immersion dans les fincas agroécologiques et permaculturelles à monteverde et dans la vallée de san isidro

Autour de Monteverde et dans la vallée de San Isidro de El General, de nombreuses fincas agroécologiques se sont engagées dans des démarches de permaculture et d’agroforesterie. Ces exploitations diversifiées associent cultures vivrières, arbres fruitiers, haies vives, récupération des eaux de pluie et élevage à petite échelle. Des ateliers d’une journée ou de plusieurs semaines permettent de s’initier à la conception de systèmes résilients, à la production de semences ou à la transformation artisanale (fromages, confitures, produits fermentés). Ce type d’activité intéresse particulièrement les voyageurs en quête d’un tourisme à faible empreinte carbone et de compétences réutilisables au retour, un peu comme un laboratoire d’idées appliquées au jardin ou au potager familial.

Rencontres avec les communautés autochtones bribri, cabécar et maleku : circuits guidés et protocoles de visite

Le Costa Rica compte plusieurs peuples autochtones, dont les Bribri, Cabécar et Maleku, qui maintiennent des langues, cosmologies et systèmes d’organisation propres. Certains territoires ont développé des circuits guidés encadrés par des membres de la communauté, avec visite de centres culturels, démonstrations d’artisanat, explication de l’usage rituel de certaines plantes et repas traditionnels. Un protocole de visite respectueux inclut la demande d’autorisation pour les photos, l’achat d’artisanat au prix juste et l’écoute active lors des échanges. Ces rencontres, lorsqu’elles sont bien préparées et coordonnées avec les conseils communautaires, enrichissent le voyage tout en renforçant la capacité de ces peuples à défendre leurs droits et leurs territoires.

Logistique d’un voyage au costa rica : saisons, transports, zones climatiques et organisation des visites

La réussite d’un voyage au Costa Rica repose en grande partie sur une bonne compréhension des saisons et des zones climatiques. Le pays connaît globalement une saison sèche (décembre-avril) et une saison des pluies (mai-novembre), mais avec des variations marquées entre versant Pacifique et caraïbe. Sur le Pacifique, septembre et octobre sont généralement les mois les plus arrosés, avec des après-midis régulièrement pluvieux. À l’inverse, sur la côte caraïbe, ces mêmes mois peuvent être relativement secs, une particularité liée aux régimes de vents alizés. Pour optimiser les visites, il est souvent judicieux de concentrer les randonnées matinales en saison humide, en gardant les après-midis pour les sources chaudes, les musées ou les temps de transfert.

Côté transports, trois options dominent : bus publics, véhicules de location et navettes touristiques. Le réseau de bus est dense et économique, mais rarement direct vers les parcs reculés ; il convient davantage aux voyageurs disposant de temps et d’une certaine flexibilité. La location d’un 4×4 offre une liberté maximale, particulièrement utile pour la péninsule de Nicoya, certains accès à Monteverde et la région d’Osa. Les statistiques des loueurs montrent toutefois un pic d’accidents de la route en soirée, d’où l’intérêt d’éviter la conduite de nuit, surtout sur routes non asphaltées. Les navettes partagées ou privées constituent un compromis confortable pour relier les principaux hubs touristiques sans gérer de véhicule personnel.

Un itinéraire bien conçu au Costa Rica ressemble davantage à une respiration qu’à une course : alterner journées intenses et temps de pause permet d’intégrer pleinement la richesse des expériences vécues.

Sur le plan pratique, un tableau récapitulatif des durées de séjour conseillées par grand type de site peut aider à structurer le voyage sans le surcharger inutilement :

Région / Activité Durée conseillée (nuits) Type d’expérience principale
San José & vallée Centrale 1–2 Culture, logistique, volcans Poás/Irazú
Tortuguero 2–3 Canaux, tortues marines, faune tropicale
Arenal / La Fortuna 2–4 Volcan, sources chaudes, aventure
Monteverde 2–3 Forêt de nuages, canopy, birdwatching
Pacifique central (Manuel Antonio / Uvita) 2–4 Plages, baleines, parc côtier
Péninsule d’Osa (Corcovado, Drake) 3–5 Trek, faune sauvage, plongée

Pour structurer concrètement vos journées, une logique simple peut servir de fil conducteur : matinées dédiées aux activités naturalistes guidées (randonnées, safaris-bateau, birdwatching), après-midis réservés aux activités plus douces (sources chaudes, plage, ateliers cacao ou café, visites de fincas) et soirées éventuellement consacrées aux safaris nocturnes. Une telle organisation respecte les cycles de la faune, les rythmes climatiques et votre propre énergie. Entre l’observation des paresseux dans la canopée, l’ascension d’un volcan actif et la découverte d’une plantation de café, chaque journée au Costa Rica devient alors une immersion cohérente dans un même écosystème, plutôt qu’une juxtaposition d’activités déconnectées.